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Que fait-on dans un hackathon ? Retour sur le marathon créatif numérique du Smart Fipa à Biarritz

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illustration de l'actualité : Hackathon - Smart Fipa 2016

Depuis 4 ans, le Smart Fipa organise un hackathon dans le cadre du FIPA (Festival International des Programmes Audiovisuels). Mais quelles sont les potentialités de ce type d’événement ? Sont-ils accessibles à un public novice ?

Annoncé dans les actualités, retour sur cet événement qui s’est déroulé du 20 au 22 janvier dernier à Biarritz avec un entretien avec Christopher Canalis, co-directeur du Smart Fipa.

C’est la 4ème édition du Hackathon du Smart Fipa. Que pouvez vous nous dire sur ce type d’événement ?

Tout d’abord, rappelons ce qu’est un hackathon. C’est l’idée de rassembler des personnes aux profils divers pour qu’elles créent ensemble des choses innovantes. On parie sur l’émulation collective pour faire émerger des réflexions nouvelles qui sortent des cadres habituels. Tout cela se passe dans un esprit de jeu et de compétition bon enfant.

Cette année par exemple, le thème était « le sens de l’histoire ». Nous avons imposés certaines contraintes : il fallait partir d’un corpus d’archives de l’Ina (Institut National des Archives) et y intégrer des technologies sensorielles afin d’inventer des modes de narration du futur.

Au final, ce qui est intéressant c’est de pouvoir capitaliser sur les possibilités créatives mises en avant.

On pourrait croire que ces rendez-vous sont uniquement destinés aux experts mais il paraît que c’est faux. Quelle place pour un citoyen novice en la matière ?

Un hackathon permet avant tout une montée en compétences accélérée, quelque soit le niveau initial du participant. Et c’est d’ailleurs grâce à la dimension collaborative du format que l’on peut produire de l’innovation. C’est pour cela qu’au sein de chaque groupe, on retrouve des profils différents aux compétences complémentaires. Ainsi cette année, parmi les participants, on pouvait retrouver des réalisateurs, des auteurs, des graphistes, des game designers, des étudiants, mais aussi des personnes au chômage ou en reconversion. Bien sûr, il faut aussi utiliser divers canaux de communication pour faire connaître l’événement à un public large, en écrivant par exemple aux médias généralistes ou en investissant les réseaux sociaux. 

L’accessibilité de nitre hackathon est une volonté et ça se travaille. Pour que tout le monde ait une place dans le groupe, quelque soit son niveau, il faut qu’un langage commun et innovant se crée. Pour aider à le faire émerger, nous utilisons une méthodologie de travail établie en collaboration avec Storycode Paris qui permet aux participants d’avancer étape par étape pour aboutir à un projet qui tient debout. Des « mentors », experts du sujet, sont également présents en soutien et en guides. Ils aiguillent, épaulent et motivent les groupes afin qu’ils dépassent les obstacles rencontrés.

Pouvez vous nous en dire quelques mots sur le projet gagnant ?

C’est le groupe Pharmakon qui a remporté ce hackathon en proposant une combinaison à technologie haptique. En portant cette combinaison, on peut ressentir un contact physique, des sensations tactiles, alors que l’on est immergé dans un monde virtuel grâce à un masque conçu à cet effet. De quoi proposer une réflexion nouvelle autour des modes de narration de demain …

Pour aller plus loin :

- Le Hackathon du Smart Fipa suivi par les étudiants du M2 CPEAM

- Le site du Smart Fipa

- Storycode Paris  

- Publié le : 12 février 2016 - Partager cet article : Logo Facebook Logo Twitter