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Le Shadok à Strasbourg, année 1

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illustration de l'actualité : Shadok 1 © Bartosch Salmanski - www.128db.fr.jpg

C’est un lieu atypique qui porte la médiation numérique dans son ADN et pratique l’hybridation entre des idées, des compétences et des technologies. Un an après son ouverture, il semble avoir trouvé sa place dans le paysage de la métropole à mi chemin entre l’activité économique et l’offre culturelle. Entretien avec Géraldine Farage, responsable du Shadok. 

Le Shadok semble être un lieu hybride où se croisent des entrepreneurs, des artistes, des associations et le grand public, pouvez vous nous expliquer le concept de ce lieu ?

Dans le cadre du projet de réhabilitation d’un immense entrepôt de stockage en bord de canal, la ville de Strasbourg a souhaité dédier un espace de 2000 m2 au numérique avec une double entrée, développement économique et culturel.

Le Shadok se positionne en héritier des anciens Espaces Culture Multimédia qui avaient pour mission d’accompagner, tout en les questionnant, les « nouvelles technologies », dans la lignée d’acteurs historiques comme Médias-Cité à Bordeaux, Zinc à MarseilleLe Cube à Issy-les-Moulineaux et autres. La volonté est une démocratisation des outils numériques par des pratiques créatives.

Notre particularité est notre dynamique transectorielle entre l’économie et la culture avec le numérique comme dénominateur commun. Je précise que le numérique n’est pas qu’une question de technologies pour nous ; ce sont aussi des valeurs : la libre circulation des savoirs et des compétences, la collaboration, l’horizontalité dans la relation entre l’expert et l’amateur, et bien sûr le réseau.

Au quotidien, quel est le travail de l’équipe du Shadok ?

Pour résumer nos trois missions principales, nous faisons de l’accompagnement, de la sensibilisation et de l’accueil. Nous accompagnons des professionnels (actuels et en devenir) qui viennent au Shadok pour utiliser « nos » outils (Fablab, studios, espace coworking) et bénéficier de la vitrine que nous offrons.  Nous faisons également de la sensibilisation des habitants aux outils numériques et plus généralement aux évolutions qui traversent notre société. Enfin, nous accueillons des associations et collectifs dans nos salles de réunions.

La rencontre de tous ces gens sur un même lieu favorise les échanges informels, provoqués ou fortuits et constitue un terreau fertile pour les idées et les projets. Il y a une forme d’effervescence créative continue, au Shadok.

 

Après un an de fonctionnement, quel bilan tirez-vous ?

Avec 24 000 visiteurs, nous avons largement dépassé nos projections de fréquentation et globalement, nous avons plus de demande que d’offre pour utiliser nos espaces. Cela montre qu’en tant qu’outil pour les entrepreneurs, artistes, associations, chercheurs et en tant que lieu de programmation culturelle pour le grand public, le Shadok s’est très rapidement installé dans le paysage strasbourgeois.

Sur les points à améliorer, je dirais que nous allons devoir être peut être plus sélectifs pour notre offre qui est vraiment très foisonnante.

 Homme face à une imprimante 3D dans le fabLab du Shadok

Vous avez un rôle important en termes de médiation culturelle et numérique, comment faites vous pour toucher le grand public ?

Oui, cela fait clairement partie de nos missions et de la vocation d’un lieu comme le Shadok qui est, c’est important, géré en régie directe par la ville. Notre programmation est la vitrine des projets que nous accueillons, elle est donc par définition une médiation pour nos sujets de prédilection : le numérique et la transformation de la société.

Mais nous ne faisons pas qu’attirer le public chez nous, nous allons également à sa rencontre. Nous avons un projet expérimental de médiation numérique hors-les-murs qui s’appelle « Fabriquer, Inventer, Partager à l’heure du numérique », dans le quartier Hautepierre. Nous faisons découvrir à des jeunes de 14 à 25 ans les métiers du numérique dans différents secteurs : la fabrication numérique, le domaine artistique et culturel,  la communication et le journalisme.  Nous leur proposons de rencontrer des professionnels, d’utiliser leurs outils pour découvrir en faisant.  

 

Pour aller plus loin :

Le site du Shadok

Le projet Fabriquer, Inventer, Partager à l’heure du numérique

- Publié le : 11 mai 2016 - Partager cet article : Logo Facebook Logo Twitter