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Cartopartie : quand le numérique donne les clés de la cité aux citoyens

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illustration de l'actualité : Cartopartie Accessibilité pendant le Festival du Livre 2013 de Mouans-Sartoux

Restaurants, axes routiers, monuments secrets, bornes de tri ou encore parkings vélo … Autant d’informations à connaître lorsque l’on habite ou visite une ville. Pourtant, accéder à ce genre de données s’avère parfois plus compliqué que l’on imagine et peu d’outils proposent de centraliser ce type d’informations. La solution semble être collective et participative : des cartes libres sur lesquelles tout le monde peut répertorier son environnement et les points d’intérêt associés, permettant un partage universel de savoirs géographiques et une vérification par la communauté.
A l’occasion du « State of the Map France », 4ème édition de la cartographie libre et collaborative en France, qui se tient du 20 au 22 mai à Clermont-Ferrand, retour sur une démarche citoyenne et utile : la cartopartie.

Cartographier son environnement de manière ludique et collaborative

La cartopartie ou « mapping party » prend la forme d’une rencontre conviviale où des citoyens, accompagnés par un médiateur numérique, se rassemblent pour réaliser ensemble une carte du territoire. Munis simplement de plans papier et de stylos, les participants vont dans un premier temps sillonner une zone préalablement définie afin d’identifier ses données pratiques (transports en commun, pistes cyclables, commerces et services, bornes de tri…) mais aussi des indications plus particulières comme la présence d’un monument historique, d’un espace culturel ou numérique ou encore d’arbres remarquables.

Une fois que le groupe de contributeurs a récolté les informations souhaitées, la seconde partie consiste à saisir les données sur une carte libre disponible sur internet et modifiable par tous. Le médiateur numérique guide les participants dans l’apprentissage de ces outils numériques.

L’intelligence collective au service du territoire

L’outil le plus utilisé pour répertorier des données est OpenStreetMap. Lancé en 2004, le projet s’est enrichi au fil des contributions individuelles et collectives, comme avec les cartoparties, pour aujourd’hui couvrir une grande partie du monde. Il n’y a aucune limite de données, et la présence de couleurs, pictogrammes et typographies variables permet à l’internaute de parcourir la carte en toute simplicité avec la possibilité de sélectionner ses points d’intérêt.

Cette initiative en a inspiré d’autres, plus locales ou axées sur une spécificité. La carte OuVerte de l’agglomération rennaise permet par exemple de répertorier les initiatives qui réduisent l’empreinte écologique (épicerie responsable, lieux de recyclage ou de don, réparation…). Pour Trek TIC, l’idée est de proposer des balades patrimoniales géolocalisables afin que les visiteurs puissent découvrir la ville d’une autre manière. Quant à Wheelmap.org ou handimap.org, la cartographie permet de recenser les points d’intérêt accessibles aux personnes à mobilité réduite, voire même de calculer leur itinéraire.

Ainsi, participer à des cartoparties permet à un groupe de contributeurs de créer un bien commun partagé, de documenter le réel tout en s’appropriant l’outil cartographique et la notion de libre et de données ouvertes. L’accompagnement par des acteurs de la médiation numérique prend ici tout son sens : permettre l’appropriation d’outils numériques par tous pour devenir acteur de son territoire.    

Pour aller plus loin :

- Pour trouver une « cartopartie » OpenStreetMap près de chez vous 

- Le site de la communauté OpenStreetMap en France 

- Le dossier OpenStreetMap – Cartoparties de l’ARSENIC PACA

- Publié le : 29 avril 2016 - Partager cet article : Logo Facebook Logo Twitter